Archivio mensile:aprile 2012

Image

Che poi dice…sei una persona intelligente. Non fai nemmeno particolarmente schifo. Sei socievole e simpatica. Sei piena di inventiva, di risorse.

E quindi? Cosa me ne faccio di tutto questo? Perché non riesco a vivere solo di questo? Perché non riesco a stare in piedi se non c’è qualcuno che queste cose me le ripete, possibilmente credendoci?

Mi dispiace portare pesantezza, avere bisogno di un traino continuo. Ma oggi è così, in attesa della fase crescente.

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

[C. Baudelaire – Spleen – Les Fleurs du Mal]

Spleen